Suite à la destruction d’un loup en février 2026 dans le Cantal, 11 associations dans le cadre de CAP Loup (dont le Pôle Grands Prédateurs) s’unissent pour déposer plainte.
En effet, un chasseur l’aurait confondu avec un renard -!) Ceci étant, nous sommes tout autant opposés aux tirs sur renards. L’erreur d’identification n’est pas une excuse, c’est une négligence ou tout simplement une volonté délibérée d’enfreindre la loi sur une espèce toujours « protégée ». Plus que jamais les loups ont besoin de notre soutien, leur population dans notre pays restant fragile.
A lire :
Le communiqué de presse de Ferus (plainte collective)
Le communiqué de presse de FNE Auvergne Rhône Alpes.
En complément, voici des éléments de Ferus sur la situation du loup en France fin 2025 ainsi qu’un communiqué de presse des associations du GNL
Extrait de la situation du loup en France en 2025 (Ferus) :
» l’état de conservation favorable n’est atteint ni pour la population alpine, ni pour la France, un de ses principaux états membres contributeurs. Les critères en défaut sont principalement :
- Les effectifs insuffisants de la population nationale (idem pour ceux de la population transfrontalière alpine) ;
- L’aire de répartition de l’espèce et la répartition des unités de reproduction sur le territoire, qui s’avèrent trop hétérogènes, ne couvrant pas l’ensemble des zones biogéographiques, des sites Natura 2000 et des principaux écosystèmes ;
- La connectivité intra et inter-populationnelle, ainsi le brassage génétique, qui connaissent des difficultés notoires, impactant également la population globale alpine.
Les perspectives de retour à un état de conservation favorable sont largement compromises par la politique de tirs létaux mise en œuvre par la France, trop intense… »

Extraits du communiqué de presse relatif au dépôt de plainte.
La population de loups sur le territoire français stagne depuis 2022.
Surtout, le Conseil européen1 et l’OFB-CEFE2 estiment réel le risque de baisse de la
population, notamment depuis l’augmentation inacceptable du nombre de destructions
de loup autorisées annuellement (contre laquelle nous avons bien l’intention d’agir) —
jusqu’à 23% de la population lupine —, ce qui porte à 2/3 le risque de la faire diminuer.
La présence du loup dans le Cantal est très irrégulière depuis les années 2000 ce qui
pourrait potentiellement s’expliquer par des faits de braconnage. La destruction de ce mâle,
dans un département qui ne compte qu’un à deux individus, est très préjudiciable à l’espèce et
porte donc directement atteinte à son bon état de conservation localement. C’est pourquoi nos
associations portent plainte collectivement contre ce chasseur qui a reconnu avoir abattu « par
inadvertance » ce loup. Il est hors de question de laisser cette « erreur » se reproduire ou devenir une habitude. L’avenir du loup sur notre territoire en dépend !
