Début 2026, le Pôle Grands Prédateurs a été informé d’un acte de destruction abjecte : des
promeneuses, avec leur chien, ont découvert une martre encore vivante prise dans un piège à mâchoire !
Face à l’insoutenable horreur, les femmes ont réussi à sortir l’animal de son carcan mortel
mais la martre est décédée dans la nuit, avant son transfert dans un centre de soins prévu le
lendemain matin. Les faits se sont déroulés en Saône-et-Loire mais un cas similaire a également eu lieu dernièrement dans le Jura.
Ces pièges immondes infligent une mort lente et douloureuse aux animaux prisonniers des mâchoires métalliques. Rappelons que l’usage des pièges à mâchoires est interdit en Europe, et en France, depuis le 1er janvier 1995.
Le Pôle Grands Prédateurs a déposé plainte fin février 2026 et l’enquête est en cours.
Depuis des années, le PGP agit sur le terrain juridique afin de faire condamner les auteurs de
ces actes illégaux.
En 2026, plusieurs plaintes ont été formulées, parmi lesquelles celle contre le chasseur ayant
tué un lynx dans le secteur de Saint Claude (39) dont le procès est prévu cet automne.
Le PGP a par ailleurs créé une cellule de veille, qui recueille des informations et collabore
avec différents organismes afin de faire remonter des affaires de destructions illégales.
Plusieurs enquêtes sont en cours actuellement et, bien entendu, aucune communication n’est
faite avant la fin des investigations pour ne pas nuire au bon déroulement des recherches.
Face à l’ampleur des atteintes portées aux prédateurs, à la biodiversité et à la Nature dans son
ensemble, les efforts des associations ne suffisent plus. Croire que des structures composées de bénévoles puissent continuer à contrer les destructions menées par des groupes organisés, financés, et pour la plupart soutenus par les instances politiques, est un leurre.
Depuis plus d’un an, le Pôle Grands Prédateurs travaille à la création d’un poste de salarié qui
aurait notamment en charge, la coordination des actions entre le conseil collégial et les
différentes commissions de l’association (et de la cellule de veille), le suivi des affaires
juridiques et le montage des dossiers relatifs aux poursuites judiciaires. Tout cela demande du
temps, des compétences, un apport financier et un engagement difficilement conciliable avec
une activité bénévole.
Ne nous voilons plus la face, le combat pour la nature, car c’en est un véritable et le plus
important qui soit, doit être mené, partagé et soutenu financièrement par un colossal
mouvement citoyen.
Photo martre Auteur Bauer, Erwin and Peggy, USFWS
Le Pôle Grands Prédateurs, association d’intérêt général, a la volonté de poursuivre les actions qu’il mène depuis 2007 en faveur des prédateurs et de la biodiversité mais a désormais besoin d’un soutien marqué et durable.
Il existe de nombreuses formes d’engagements pour œuvrer à nos côtés :
– Adhérer
– Intégrer le conseil collégial ou les commissions du PGP
– Devenir bénévole
– Etre personne ressource en fonction de ses propres compétences (naturalistes,
administratives, comptables, en communication…)
– Représenter le PGP dans son secteur, son département, sa région
– Etre un partenaire financier privé (entreprises, artisans, commerces…)
– Reverser ses gouttes d’eau avec LILO
Vous pouvez également soutenir les actions du PGP en vous inscrivant à Teaming :
www.teaming.net/pgp et verser 1 € par mois.
Pour moins d’un café mensuel, vous contribuez à fournir une aide essentielle au
déploiement d’actions en faveur des prédateurs et de la biodiversité.
Ensemble, soyons solidaires dans la défense de la biodiversité !
