Le Pôle Grands Prédateurs a vivement réagi suite à la terrible nouvelle d’une famille de 7 renards (au moins un adulte et des jeunes) morts dans une réserve d’eau à incendie de laquelle ils n’ont pas pu remonter. Ils sont morts d’épuisement et noyés, simplement parce qu’ils étaient assoiffés et voulaient s’abreuver.
Les canicules et les sécheresses qui ont sévi tout au long de l’été ont mis à rude épreuve tous les organismes vivants et la faune sauvage s’est bien retrouvée en pénurie d’eau. Nous mobilisons la ressource en eau dont tout être vivant a besoin pour vivre et survivre pour nos seuls usages (agriculture, industrie, particuliers…) tout en ne prenant pas en considération les besoins hydriques de la faune sauvage.
D’autre part, le constat est fait qu’en matière de gestion de l’eau, nous construisons des ouvrages uniquement réservés aux intérêts des humains, et dont la plupart sont inaccessibles ou fortement dangereux pour la faune sauvage (réserves à incendie creusées entourées de bâches glissantes, canaux de dérivation, etc…)
Il va de soi que pour coexister en bonne intelligence avec les milieux naturels et leurs occupants, nous devons revoir notre gestion de l’eau, les équipements ainsi que nos éco-gestes individuels, notre consommation.
Un manifeste a donc été rédigé pour alerter le ministère de la Transition écologique et insister sur la nécessité d’une pensée et actions plus transversales. Nous ne sommes pas les seuls êtres vivants sur cette terre, et le changement climatique nous oblige à revoir notre gestion des ressources, dont l’eau potable, sous peine de voir disparaître de très nombreuses espèces animales et totalement déséquilibrer les milieux.







